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Carnet VTexte à la loupe

La CFE d’un auto-entrepreneur : du premier courrier à l’avis d’imposition

La cotisation foncière des entreprises suit un parcours en trois temps, de la déclaration de début d’activité au paiement. Cette note le décrit dans l’ordre, tel que les fiches officielles le présentent.

Notée par Dorothée Laprade, rédactrice en chef · sources relevées le

Points de repère

  • Première année d’activitéExonération, avec déclaration initiale 1447-C-SDrelevé le 06/10/2026 · source
  • Date limite de la déclaration initialeLe 31 décembre de l’année de créationrelevé le 06/10/2026 · source
  • Exonération pour faible chiffre d’affaires5 000 € au plus, année N-2relevé le 06/10/2026 · source
  • Réception de l’avisPar voie dématérialisée, sur le compte fiscal en lignerelevé le 06/10/2026 · source
Enveloppe ouverte et avis d’imposition posés à côté d’un carnet et d’un stylo, calendrier de bureau en arrière-plan

Note 1Ce que dit le texte

La fiche d’Entreprendre Service Public précise que le micro-entrepreneur est soumis à la CFE dans les mêmes conditions que toute autre entreprise : l’activité est exercée en France, à titre professionnel, de manière habituelle et indépendante. La CFE est due même sans local, à domicile ou chez les clients.

Note 2Premier temps : la déclaration de l’année de création

Selon la fiche sur la CFE du micro-entrepreneur, même exonéré la première année, le micro-entrepreneur adresse la déclaration initiale 1447-C-SD au service des impôts des entreprises dont il dépend, au plus tard le 31 décembre de l’année de création. La déclaration se transmet par le compte fiscal en ligne, par le compte Portailpro ou par voie postale, selon la fiche sur la CFE à domicile.

Note 3Deuxième temps : les années d’exonération partielle

Le texte distingue la première année, où l’entreprise n’a rien à payer, de la suivante, où la base d’imposition est réduite de moitié. Pour une entreprise qui a démarré en cours d’année, la fiche précise que l’exonération s’applique quelle que soit la date de création. La CFE se calcule ensuite d’après la valeur locative des locaux, lorsqu’il y en a, sinon sur une base minimum qui dépend du chiffre d’affaires de l’avant-dernière année et de la commune.

Note 4Troisième temps : l’avis d’imposition

L’entreprise redevable reçoit un avis dématérialisé, consultable sur son compte fiscal en ligne. Le paiement se fait par défaut sur internet. La fiche décrit deux options de prélèvement, mensuel ou à l’échéance, avec des dates limites d’option au 30 juin et au 30 novembre, et indique qu’en général une CFE inférieure ou égale à 3 000 € se règle au plus tard le 15 décembre. Au-delà de ce montant, un acompte intervient, ce qui change le calendrier : l’avis de l’entreprise reste la référence.

Note 5Les exonérations que la fiche cite

Parmi les activités exonérées, la fiche cite notamment l’artisan travaillant seul, certains chauffeurs de taxi ou d’ambulance, l’artiste-auteur dans les limites que la fiche précise, le vendeur à domicile indépendant dans certaines conditions, le propriétaire qui loue une partie meublée de son habitation, le sportif, l’exploitant agricole et l’avocat pendant les deux années suivant l’obtention de son diplôme. La liste complète se trouve sur la fiche générale consacrée à la cotisation foncière des entreprises.

Pour la TVA, la note sur la TVA d’un auto-entrepreneur décrit un parcours distinct. Les obligations sociales de l’indépendant sont abordées dans la note sur les cotisations et la retraite.

Note 6Les silences du texte

  • Les fiches ne donnent pas le montant de la cotisation d’une entreprise : il dépend de la commune, de la base d’imposition et du chiffre d’affaires, et figure sur l’avis. Cette note ne reproduit aucun montant.
  • Elles ne disent pas si une activité précise est exonérée : elles citent des catégories (par exemple les artisans travaillant seuls ou les artistes-auteurs) et renvoient à la fiche complète sur la CFE.
  • Elles ne disent pas comment contester un avis : cette démarche relève du service des impôts des entreprises.

Note 7Quand la règle se lit autrement

Une activité créée en cours d’année

Selon la fiche, l’exonération de la première année vaut quelle que soit la date de création, à condition d’adresser la déclaration initiale 1447-C-SD au service des impôts des entreprises au plus tard le 31 décembre de l’année de création.

La deuxième année d’activité

La fiche indique que l’entreprise bénéficie d’une réduction de 50 % de sa base d’imposition à la CFE l’année suivant celle de la création.

Un chiffre d’affaires très faible

L’entreprise est exonérée de CFE si le chiffre d’affaires hors taxes de l’avant-dernière année n’a pas dépassé 5 000 €. Pour une entreprise créée l’année précédente, c’est le chiffre d’affaires de cette première année, éventuellement ramené sur 12 mois au prorata du temps d’exploitation.

Un changement de situation

Aucune autre déclaration annuelle n’est à faire les années suivantes, sauf modification de la situation du redevable (formulaire 1447-M-SD) ou cessation d’activité, d’après la fiche sur l’activité à domicile.

Questions qu’on se note

Un auto-entrepreneur paie-t-il la CFE la première année ?

Non, selon la fiche officielle : il est exonéré la première année d’activité, quelle que soit la date de création, à condition d’avoir envoyé la déclaration initiale avant le 31 décembre.

La CFE est-elle due sans local professionnel ?

Oui. La fiche précise qu’elle est due même si le professionnel exerce à domicile ou chez ses clients. Elle se calcule alors sur une base minimum qui dépend de la commune et du chiffre d’affaires.

Où trouver l’avis de CFE ?

Sur le compte fiscal en ligne de l’entreprise, car l’avis est dématérialisé. Le service des impôts des entreprises renseigne sur les questions de montant, d’exonération ou de paiement.

À vérifier auprès de…

  • Service des impôts des entreprises (SIE) : La déclaration initiale, les exonérations applicables à l’activité et la lecture de l’avis. Lire la source

  • impots.gouv.fr, compte fiscal en ligne : L’avis d’imposition, les modes et dates de paiement propres à l’entreprise. Lire la source

  • Mairie ou communauté de communes : Le taux voté localement, qui explique les écarts de montant d’une commune à l’autre. Lire la source

Sources relevées le 06/10/2026.

Pour votre situation, rapprochez-vous de l’organisme cité : cette page ne donne aucun conseil personnalisé.

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