Carnet VITexte à la loupe
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La cessation des paiements est le point où une procédure collective peut s’ouvrir. Cette note reprend la définition de la fiche officielle, les deux notions qui la composent et le délai que le texte fixe.
Noté par Lucien Mérian · relu par Dorothée Laprade, rédactrice en chef · sources relevées le
Points de repère

La fiche d’Entreprendre Service Public, vérifiée le 01/01/2025, énonce qu’une entreprise est en état de cessation des paiements lorsque sa trésorerie n’est plus suffisante pour régler ses dettes. Dès que cet état est constaté, elle doit déposer, dans un délai de 45 jours, un formulaire de déclaration de cessation des paiements, anciennement appelé dépôt de bilan, auprès du tribunal compétent. La fiche cite l’article L631-1 du code de commerce pour la définition.
La fiche sur la déclaration de cessation des paiements définit la cessation des paiements par la comparaison de deux grandeurs. L’actif disponible comprend la trésorerie et les réserves de crédit. Le passif exigible rassemble les dettes arrivées à échéance dont les créanciers peuvent réclamer le paiement immédiatement. Les factures échues, les salaires à verser, les échéances fiscales et sociales en font partie.
Parmi les réserves de crédit, la fiche cite un chèque de banque émis au profit de l’entreprise même non encaissé, les aides supplémentaires accordées par les établissements financiers, les liquidités apportées par un dirigeant ou un associé et les avances en compte courant d’associé qui ne sont ni bloquées ni réclamées. Elle précise en revanche que les biens mobiliers ou immobiliers dont l’entreprise est propriétaire ne sont pas des actifs disponibles.
Une dette entre dans le passif exigible si elle ne fait pas l’objet d’une contestation devant le tribunal, si elle a une valeur déterminée et si le créancier n’a pas accordé de moratoire ou de facilités de paiement. Une entreprise qui obtient des délais voit donc son passif exigible diminuer.
Une fois la cessation identifiée, le dirigeant remplit le formulaire cerfa n° 10530 et le transmet au greffe du tribunal compétent, dans un délai de 45 jours. Selon la nature de l’activité, il s’agit du tribunal de commerce, du tribunal judiciaire ou, depuis le 1er janvier 2025, du tribunal des activités économiques dans douze villes désignées. Le ministère de la Justice met un outil en ligne à disposition pour connaître la juridiction compétente. Le dirigeant choisit sur le formulaire entre redressement et liquidation judiciaires, mais le tribunal décide de la procédure ouverte.
Le tribunal fixe la date de cessation des paiements. La période comprise entre cette date et le jugement d’ouverture est appelée période suspecte, limitée à 18 mois, et certains actes passés pendant cette période peuvent être annulés. Si la déclaration dépasse le délai de 45 jours, le tribunal peut prononcer une interdiction de gérer, sanction non automatique : il recherche si le dirigeant a tardé volontairement.
Pour la suite, voir les notes sur le redressement judiciaire, sur la liquidation judiciaire simplifiée et sur le mandataire judiciaire.
Des réserves de crédit ou des délais de paiement obtenus
La fiche indique que l’entreprise qui bénéficie de réserves de crédit, donc d’un actif disponible important, ou qui obtient des délais de ses créanciers, donc d’un passif exigible faible, n’est pas en cessation des paiements.
Des dettes contestées ou ayant fait l’objet d’un moratoire
Le passif exigible ne comprend que les dettes certaines, liquides et exigibles : pas de contestation devant le tribunal, valeur déterminée, aucun moratoire ni facilité de paiement accordé par le créancier.
Un état constaté depuis moins de 45 jours
La fiche précise qu’une procédure de conciliation reste possible lorsque la cessation des paiements remonte à moins de 45 jours.
Une activité libérale réglementée
La fiche sur le redressement indique que, pour ces activités, le tribunal ne prononce pas d’interdiction de gérer : seule l’autorité disciplinaire de la profession peut sanctionner. Le tribunal compétent diffère aussi (tribunal judiciaire).
Selon la fiche officielle, 45 jours à compter de la cessation des paiements. Au-delà, le tribunal peut prononcer une interdiction de gérer, après avoir recherché si le dirigeant a tardé volontairement.
Oui pour le vocabulaire courant : la fiche indique que la déclaration de cessation des paiements s’appelait autrefois dépôt de bilan. Elle se dépose auprès du greffe du tribunal compétent.
Le tribunal, un avocat, un expert-comptable, l’Urssaf ou un conseiller entreprises du service public, selon la fiche sur les acteurs clés. La fiche cite ces interlocuteurs sans les départager.
Tribunal de commerce ou tribunal des activités économiques (greffe) : La juridiction compétente selon l’activité et le lieu, et le dépôt de la déclaration. Lire la source
Avocat ou expert-comptable : La qualification de la situation de l’entreprise et le choix de la démarche. Lire la source
Conseillers entreprises du service public : Une orientation gratuite vers l’interlocuteur adapté, par rappel téléphonique. Lire la source
Sources relevées le 06/10/2026.
Pour votre situation, rapprochez-vous de l’organisme cité : cette page ne donne aucun conseil personnalisé.
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