Carnet VIDémarche
Le redressement judiciaire d’une entreprise
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Céder son entreprise suit un enchaînement d’étapes, de la réflexion personnelle à la publicité de l’acte. Cette note le décrit à partir des fiches officielles, sans valoriser aucune entreprise ni orienter vers un intermédiaire.
Noté par Lucien Mérian · relu par Dorothée Laprade, rédactrice en chef · sources relevées le
Points de repère

Préparer la transmission
La fiche commence par un bilan personnel : raisons de transmettre, objectifs, contraintes, conséquences sur les revenus et la retraite. Elle invite ensuite à repérer les points forts de l’entreprise et ses dépendances, notamment au dirigeant, à quelques clients ou à des compétences détenues par une seule personne.
Se faire accompagner
Selon l’activité, la fiche cite les chambres de commerce et d’industrie, les chambres de métiers et de l’artisanat, les chambres d’agriculture ou, pour les professions libérales, les ordres et les unions professionnelles. Elle mentionne aussi l’expert-comptable et les professionnels de la transmission.
Définir ses critères et le profil du repreneur
Le cédant précise ce qui compte pour lui : prix, conditions de paiement, poursuite de l’activité, maintien des emplois. Les profils envisagés sont un proche, un ou plusieurs salariés, un autre entrepreneur ou une entreprise.
Négocier et signer un protocole d’accord
Cet avant-contrat fixe l’objet de la vente, le prix, le sort des contrats en cours et le calendrier. Il peut contenir des clauses de non-concurrence, de complément de prix, de garantie d’actif et de passif, des conditions suspensives et une clause de juridiction.
Rédiger et signer l’acte de cession
L’acte constate la cession définitive. L’écrit est obligatoire pour un fonds de commerce et pour des parts sociales, non obligatoire mais recommandé pour des actions. Il peut être authentique, en présence d’un notaire, ou sous signature privée.
Déclarer et publier
La fiche décrit, selon l’objet cédé, une déclaration à l’enregistrement, une publication dans un support d’annonces légales dans les 15 jours qui suivent la cession, puis un enregistrement de l’annonce au greffe dans les 3 jours, qui la transmet au Bodacc.
| Qui | Son rôle |
|---|---|
| Chambre de commerce et d’industrie, chambre de métiers ou chambre d’agriculture | Accompagnent le cédant selon la nature de l’activité. |
| Expert-comptable | Éclaire l’analyse financière et peut aider à déterminer un prix cohérent, d’après la fiche. |
| Notaire ou avocat | Assistent la rédaction de l’acte : la fiche juge indispensable un conseiller juridique professionnel, sans rendre le notaire obligatoire. |
| Service fiscal de l’enregistrement | Reçoit la déclaration de l’acte. |
| Greffe du tribunal de commerce | Reçoit l’annonce légale et la transmet au Bodacc. |
Tableau 1 Qui reçoit, qui décide, qui renseigne. La situation d’une personne se vérifie auprès de l’organisme concerné.
La fiche sur la préparation de la transmission commence par le projet personnel du dirigeant. Raisons de la transmission, objectifs, contraintes, avenir de l’entreprise et des salariés, conséquences sur la retraite et les revenus. La fiche observe qu’une transmission non maîtrisée constitue un risque pour l’équilibre humain et financier du cédant. Elle propose aussi de repérer ce qui rend l’entreprise attractive, comme une clientèle fidèle et diversifiée, une organisation claire ou des résultats réguliers.
La fiche sur le protocole d’accord distingue la négociation de l’acte final. Le protocole d’accord est un avant-contrat qui matérialise par écrit le résultat de la négociation. On parle de protocole pour des titres sociaux, de compromis de cession pour un fonds de commerce. Il identifie les parties, présente l’entreprise, décrit l’objet de la vente, le prix déterminé ou déterminable, le sort des contrats en cours, les conditions de reprise et le calendrier. La fiche précise de nommer le document « protocole d’accord » pour le distinguer de l’acte définitif.
La fiche sur l’acte de cession définitif traite trois cas. Pour un fonds de commerce, la rédaction d’un acte est obligatoire, avec des mentions que la fiche énumère. Pour des parts sociales, elle l’est aussi : l’acte mentionne notamment le nombre de parts cédées, le prix, la décision d’agrément des associés et l’accord du conjoint si le régime l’impose. Pour des actions, la fiche indique qu’un acte n’est pas obligatoire mais recommandé. Dans tous les cas, l’intervention d’un notaire n’est pas obligatoire, bien que la fiche juge indispensable l’assistance d’un conseiller juridique professionnel.
Pour la cession de parts sociales, la fiche prévoit que le repreneur déclare l’acte dans un délai de 1 mois auprès du service fiscal de l’enregistrement ou en ligne, puis publie la cession dans un support d’annonces légales dans les 15 jours et fait enregistrer l’annonce au greffe dans les 3 jours. Le détail de la cession d’un fonds, avec l’information des salariés et les délais d’opposition des créanciers, fait l’objet de la note sur la cession d’un fonds de commerce.
Lorsque l’entreprise est déjà en procédure collective, la cession peut intervenir dans un autre cadre, décrit dans la note sur le redressement judiciaire, où le tribunal peut ordonner une cession totale ou partielle. Pour le vocabulaire des intervenants, voir le mandataire judiciaire.
Exemple fictif
Exemple fictif : un artisan imaginaire qui exploite seul une petite entreprise envisage de partir dans quelques années.
Lecture Il commence par se poser les questions de la fiche : pourquoi transmettre, à qui, avec quelles contraintes. Il fait un état des lieux de l’entreprise et se rapproche de la chambre de métiers de son département. Il sollicite un expert-comptable pour l’analyse financière avant d’ouvrir des discussions. Le choix de la méthode de valorisation et du repreneur reste le sien, avec l’appui de professionnels : la note n’en recommande aucune.
Non, selon la fiche officielle : l’acte peut être sous signature privée. Elle juge toutefois indispensable l’assistance d’un conseiller juridique professionnel, notaire ou avocat spécialisé.
Selon l’activité, la chambre de commerce et d’industrie, la chambre de métiers, la chambre d’agriculture, un ordre ou une union professionnelle, et un expert-comptable. La fiche suit cette répartition.
Selon la fiche sur la cession du fonds, les créances et les dettes en sont exclues, sauf accord contraire entre le cédant et l’acquéreur. La cession de parts ou d’actions suit d’autres règles.
Chambre de commerce et d’industrie, de métiers ou d’agriculture : L’accompagnement et le pré-diagnostic de transmission selon l’activité. Lire la source
Notaire ou avocat : La rédaction du protocole et de l’acte de cession, et les clauses adaptées. Lire la source
Expert-comptable : L’analyse financière de l’entreprise avant la négociation. Lire la source
Sources relevées le 06/10/2026.
Pour votre situation, rapprochez-vous de l’organisme cité : cette page ne donne aucun conseil personnalisé.
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